Manufacture Royale Aubusson

Manufacture Royale Aubusson

Manufacture Royale Aubusson

 

Manufacture Royale Aubusson Verdure exotique d’après Oudry tissée en laine et soie vers 1700.

Dimension : 3.00 X 2.75

Etat parfaite.

De tous temps, la création a été une préoccupation majeure. Pour Aubusson, l’apport de Jean-Joseph Dumons a été considérable et stimulant. Les ateliers marchois s’inspirèrent également beaucoup de peintres comme Jean-Baptiste Oudry (16861755). Il réalisa, dès 1731, des modèles pour Aubusson. L’atelier Picqueaux tissa par exemple Les métamorphoses d’Ovide, étonnamment décorative. On retrouva ce caractère particulier dans les « verdures fines », « les fables de La Fontaine » ou les chasses. Oudry était d’abord un peintre animalier. Devenu directeur artistique des Manufactures de Beauvais (1734) et des Gobelins, il exerça une influence très forte sur la tapisserie française et donc sur la production marchoise. François Boucher (17031770) inspira lui aussi les lissiers qui tissèrent volontiers ses scènes pastorales ou mythologiques. C’était un artiste habile et populaire. WatteauJean-Baptiste Huet, Le Brun, Lancret, ainsi que le successeur de Dumons, Jacques-Nicolas Julliard (peintre des manufactures marchoises à partir de 1755) fournirent quantité de modèles. Bien évidemment, le rôle de Julliard (élève de Boucher) fut important jusqu’à sa mort, en 1790. Julliard, comme Dumons avant lui, collabora avec des artistes creusois dont l’un des plus connus fut François Finet qui, au xviiie siècle, se consacra passionnément à la tapisserie. Il excellait dans les chairs et d’une manière plus générale dans les personnages. En 1760, il devint « peintre en chef de Felletin »… Gilbert Finet et François Roby fournirent également des cartons aux ateliers, tout comme Sallandrouze. Le travail de Barraband fut particulièrement intéressant. Jacques Barraband (17681809) connut une notoriété nationale. Sa gloire naissante fut contrariée par la Révolution. Il dut alors élargir son éventail de production. Il illustra par exemple L’histoire naturelle des oiseaux d’Afrique de Le Vaillant ainsi que divers ouvrages. Il créa des décors, réalisa des cartons destinés aux Gobelins et aux ateliers de savonnerie. Il connaissait la gloire lorsqu’il décéda à Lyon où il exerçait en tant que professeur à l’école spéciale des arts et dessin. Avec Barraband, François Roby marqua son époque. Professeur de dessin à partir de 1742, il suppléa Dumons en fournissant des dessins de tapis et en réalisant des cartons de tapisserie pour la Manufacture de Felletin. En 1805, le sous-préfet d’Aubusson affirmait dans un rapport que les « fabriques ont éprouvé, dans le cours de la Révolution, un anéantissement complet. Elles se rétablissent depuis quelques années et en ce moment leurs produits sont d’une certaine importance. Le luxe indispensable dans un grand état, pourra leur faire reprendre leur ancienne splendeur. Déjà à Aubusson il a été fabriqué des objets destinés aux palais de l’Empereur et des grands dignitaires ». Albert Castel, auteur d’un intéressant livre paru en 1876, expliquait que « ce fut l’habitude qu’avaient prise les manufactures d’Aubusson de fabriquer des tapis de pied et de la tapisserie commune qui sauva leur industrie après la Révolution »

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