Tapisserie Aubusson signée

Tapisserie Aubusson signée

d’époque début 18 ème siècle en excellente état, tissée vers 1680-1700

en laine et soie , dimension d’origine et fraîche de couleurs.Tapisserie Aubusson signée

La tapisserie d’Aubusson compte six siècles d’histoire : depuis les « verdures » du xve siècle, puis la Manufacture Royale de 1665, un début de xxe siècle florissant, la crise de l’entre-deux guerres et sa renaissance grâce à la venue de Jean Lurçat, en 1939. L’UNESCO a inscrit en 2009 « La tapisserie d’Aubusson » sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité1, après que ce savoir-faire a été inscrit à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.

Tradition pluriséculaire, elle consiste à faire le tissage par des procédés lancés par des artisans issus d’Aubusson et de quelques localités de la Creuse en France. Elle produit des tentures particulièrement de grandes tailles qui sont destinées à embellir des murs, des tapis et des pièces de mobilier2.

Les origines de la tapisserie sont incertaines. Certains auteurs disent qu’elle doit son origine à des Sarrasins qui se seraient installés sur les rives de la Creuse après leur défaite à Poitiers en 732. Ainsi que l’écrit l’abbé Lecler : « Attribuer l’origine d’Aubusson à une troupe de Sarrasins qui, échappés aux coups de Charles-Martel en 732, se réfugièrent en ce lieu, c’est faire du roman, et non de l’histoire. Il est bon de remarquer que c’est l’expression tapis sarrasinois, donné à un genre de tapis fabriqué à Aubusson, qui a donné lieu à cette légende3. » Selon d’autres auteurs tel Adrien Proust ou Adolphe Blanqui « Il est prouvé que des ouvriers de cette nation s’y établirent, par les réglemens du Châtelet pour la communauté des maîtres tapissiers, lesquels réglemens reconnaissent les Sarrasins pour les plus anciens de ce corps »4,5,6.

Une autre origine possible est peut-être liée à Louis Ier de Bourbon, alors comte de la Marche. Il avait confirmé les privilèges d’Aubusson en 1331. En 1310, Louis de Bourbon avait épousé Marie de Hainaut († 1354). Autant d’éléments qui peuvent laisser supposer que le comte de la Marche, voire sa femme, auraient incité des tapissiers flamands à venir sur les bords de Creuse dont on se plaisait déjà à vanter la qualité des eaux acides pour dégraisser la laine et alimenter les teintures.

Que ce soit à l’initiative de Louis de Bourbon, ou, peut-être, de marchands désireux de profiter d’une opportunité locale, l’économie drapière se reconvertit. Les paysans possédaient traditionnellement des troupeaux de moutons dont la laine était valorisée localement. Elle allait désormais permettre la fabrication de tapisserie. L’influence flamande fut d’emblée évidente dans les ateliers : même technique de la basse lisse, même sainte patronne (Sainte Barbe).

Au demeurant, les premières tapisseries connues d’Aubusson ont été tissées par les frères Augeraing (1501)7.

Les origines de la tapisserie d’Aubusson restent toujours incertaines. Même si certains l’assimilent à des Sarrasins qui se seraient installés sur les rives de la Creuse après leur défaite à Poitiers en 732. Tandis que d’autres pensent que c’est le fait que Louis 1er de Bourbon aurait incité des tapissiers flamands à venir s’installer dans la creuse.

Au début les lissiers s’intéressaient aux tapisseries à verdures. Et par la suite ils commencent à produire des scènes de chasse, par exemple : la chasse à la licorne, au loup, au lion, au sanglier, au cerf. ils commencent à s’intéresser aussi aux scènes religieuses.

Au fil du temps, en s’inspirant de Felletin (petite ville de la haute vallée de la Creuse qui accueillait les premiers ateliers de la région) Aubusson devint la capitale mondiale de la tapisserie. Les lissiers utilisaient la laine de mouton comme support pour la tapisserie.

Grace à leur dextérité, ils ont réussi à implanter une considérable collection dans un centre à Aubusson mais dont les éléments sont éparpillés partout dans le monde. On peut citer par exemple les plus grandes tapisseries du monde qui embellissent la cathédrale de Coventry, l’opéra de Sydney et des aéroports en Arabie, ont toutes été tissées à Aubusson ou Felletin. Le siège de l’Unesco à Paris, le paquebot France, le Kremlin, et de nombreux autres lieux aussi prestigieux s’ajoutent à la longue liste.

Au cours du xxe siècle la tapisserie a connu un printemps artistique sous l’influence de Jean Lurçat ( 1892-1966), avant d’entrer dans une période de crise vers les années 808.

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